Chapitre 1

 Chapitre 1
Je suis desespérée, car le seul qui peut me consoler, est celui qui m'a fait pleurer



L'Amour c'est pas pour moi. C'est pour ces filles à qui on peut mentir sans qu'elles s'en rendent compte. C'est pour celle qui croyent que tout est beau même quand il pleut. C'est pour les naïves, les écervelées. C'est pas pour moi. Je suis de celles qui remarquent toutes les fissures dans un mur. & qui ne peuvent s'empêcher de ne voir que ça. De celles qui savent qu'il y aura une chute, une fin, parce qu'il y en a toujours une. Le bonheur n'existe pas. Pas chez moi en tout cas.

& merde


Rabat joie. J'y croyais vous savez. Moi aussi j'étais cette imbécile, celle à qui on peut raconter tout & n'importe quoi. Surtout n'importe quoi. J'ai aimé. D'un amour aveugle, au point d'être déprimant. & à sens unique aussi. << Je t'aime mais je suis pas amoureux >> . Merci , j'avais compris. & que ces mots font mal quand c'est nous qui devont les supporter, quand c'est à nous qu'ils sont adressés. J'ai eu mal au point de me couper les veines. Commence alors la chute, lente, lente & douloureuse. C'est alors qu'on ne mange plus, ou peu, qu'on a l'estomac à l'envers, les yeux rougis par le manque. Le manque de quoi au juste ? D'être aimé ? Ou simplement d'affection ?
& Je me jetterais du haut d'un pont si c'était pour te retrouver.

Non seulement il ne veut plus de moi mais il veut d'Elle. De cette gamine à l'arrogant visage , à la démarche féline, qui suinte le désir de toutes parts. De celles que vous pouvez mettre dans votre lit sans soucis. Mais comment peut il l'aimer ? Comment peut il vouloir d'elle & pas de moi ? Qu'est qu'on peut être égoïste quand on aime.


Il jouait avec moi comme je joue avec ma vie à présent.



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Je précise que je ne traite pas toutes les filles amoureuses d'ecervelées, & je précise que ce sont les opinions de mon personnage. J'ai aussi une part de ma vie & de mon état actuel dans ce texte, mais j'en suis pas à ce stade de la dépression.*

ME NOTER :D

Amicalement . C_



# Online seit Freitag, 26. Dezember, 2008 um 05:33

Geändert am Sonntag, 15. November, 2009 um 11:49

Chapitre 2

 Chapitre 2
Je peux plus dormir, chaque nuit sans toi.




Lundi 2 Mars 2009.


<< - Lyra j'en ai marre ! Arrête ! >>

Il me jeta mon sac contre l'estomac, & me bouscula. Dans le salon, je le regardais jeter au sol nos affaires, notre passé, nos souvenirs. Il déchirait les photos, il jetait les cadres. Les coussins volaient, les livres valsaient. Je ne disais toujours rien.

<< - Tu vois tout ça ? Dit il en continuant son bordel. C'est notre passé ! Parce que nous deux c'est fini ! Je t'avais donné une chance, une unique chance bon sang ! Tu ne l'a pas saisi ! Tu as continué à prendre tes médicaments, à te droguer, à boire, à fumer ! Je t'avais dit d'arrêter, & tu m'avais promis ! Sais tu encore ce qu'est une promesse ?! Comment peux tu me faire ça Lyra ?? C'est fini. J'ai rencontrée une fille. Elle, elle ne se drogue pas. Elle m'aime réèllement. Toi, tu me mentais. >>

Il empoigna ses clés, enfila ses baskets, sa veste, & sortit en claquant la porte. Je restais là, les bras ballants, au milieu du capharnaüm. Je soupirais. Je n'avais plus la force de me battre, oui. Fatiguée, épuisée, je cherchais mon paquet de clopes. Une en bouche, je l'allumais, & tira un coup. Mes larmes commençait à peine à couler.




Je ne savais pas que sans lui, j'allais mourir.










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Si vous avez des question, je vous en prie.

Amicalement . C_



# Online seit Montag, 29. Dezember, 2008 um 07:59

Geändert am Montag, 02. März, 2009 um 04:20

Chapitre 3

 Chapitre 3
L'autodestruction est un excellent moyen de survivre.


Le téléphone sonnait depuis au moins deux minutes, mais je n'avais aucune envie de décrocher. Allongée dans notre lit anciennement conjugal, je scrute le plafond, cigarette en bouche, verre d'aspirine sur ma table de nuit, & boîtes de cachets jetés à même le sol. Ce fichu téléphone continue de sonner. J'aspire une bouffée, & observe mes yeux rougis dans le miroir face à mon lit. Étienne est parti. Je ne crois pas que je me rends encore bien compte de tout ce que ça va changer pour moi. Étienne, je l'aime encore. Parfois. Mais je n'ai plus le c½ur à ça. Comprenez, je suis une junkie, une droguée, une dépressive, une alcoolique, je suis détruite. De l'intérieur, de l'extérieur, bousillée, il n'y a plus rien à faire. L'espoir est mort en même temps que Lexy. C'était mon frère, mon aîné. Aujourd'hui,c'est ma douleur. Étienne me connaissait avant la mort de Lex'. Évidemment, sinon, comment aurait il pu commencer à m'aimer ? Avec ma tête actuelle, & mon comportement présent, il m'aurait même pas approcher. A vrai dire, à l'époque où je l'ai connu, nous nous retrouvions dans la même classe au lycée. Étienne, mon véritable amour. Mon âme s½ur, comme dirait tout ces fichus films à l'eau de rose, dont je cache ma passion pour eux. Et il m'a surtout vue me détruire. On en a vécu des crises tout les deux. Mes jalousies constantes, mes incertitudes, ses désirs, ses envies que je ne partageais pas forcément, mon passé qui empiétait sur notre présent, son avenir qui empiétait sur mon désir. En clair, nous étions pas capables de nous comprendre, et pourtant on s'aimait comme des fous. Aujourd'hui, malgré tout, c'était la dernière crise. Parce qu'il est parti. Et que de toute manière, j'ai plus la force de me disputer. Fatiguant pour moi, tout ces cris, tout ces hurlements, moi qui ne rêve que de me shooter, encore & encore. Le téléphone se remet à sonner, mais les médicaments font maintenant effet. Je reviens quelques années auparavant. Notre rencontre.



2008. Lundi. 2 Septembre. Seconde 2. Lycée Émile Muller. Mulhouse.

Je suis assise au fond de la classe, je viens d'arriver. Tout les élèves ne sont pas encore rentrés, mais déjà, ceux présents, me sourient. Une blonde, au troisième rang, attire mon attention. Je sens immédiatement que nous allons nous entendre. Elle s'appelle Ariane, à ce que j'ai cru entendre. Du haut de mon mètre soixante-deux, je suis blonde. Belle. Je ne m'en vante pas. J'en ai strictement rien à faire. Ma vie se résume à mon frère. Lexy. Deux rires se font entendre, & deux jeunes hommes entrent. L'un est blond, fumeur sûrement, & complètement défoncé. Pour la rentrée, c'est du beau tiens. Le second attire mon attention. Il est bouclé, brun, a des yeux pétillants, qui d'un seul coup, se pose sur moi. Je rougis, & baisse le regard. Je le sens sourire, & il s'installe à côté de moi. Je vais pouvoir me sentir gênée toute la matinée. G-é-n-i-a-l ! .

- Étienne.
- Lyra.

Oui, enchanté.

Présent.


Je sens mes larmes sur mes joues. J'ai envie de vomir. Je me lève, j'ai la tête qui tourne. J'ai chaud. Je tangue. Je me dirige vers les toilettes, je me retiens aux murs. Je respire un grand coup, & dégueule mes tripes dans la cuvette.

Pauvre fille. Je suis une pauvre conne.




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Des questions ? Allez y. Joyeuses Pâques .

Amicalement . C_

# Online seit Mittwoch, 04. März, 2009 um 12:15

Geändert am Freitag, 10. April, 2009 um 10:01

Chapitre 4

 Chapitre 4
Sombre conne.


Lundi matin. Je me lève, je m'habille. Automate détruite. Automate stupide. Deux jours qu'Étienne ne fait plus parti de ma vie. Deux nuits que je fume à n'en plus pouvoir, jusqu'à l'épuisement. Ma tête fait peur à voir. Pourtant, je dois aller travailler. Je me force. J'ai juste envie de crever. De me blottir sous mes couettes, et de me laisser mourir. Je veux partir de ce monde. Sans Étienne ça ne sert plus à rien.
Le téléphone sonne une nouvelle fois. Je décroche.

- Allô ? Ma voix me semble lointaine, endormie, pâteuse.
- Lili ?

Non moi c'est Lyra. Je déteste qu'on m'appelle Lili. Étienne m'appelait comme ça. Alors vous voyez le soucis.

- Non. Lyra.
- Excuse Lil'. C'est Ariane.
- Je sais.
- Bébé qu'est qui se passe ?

Bébé. Elle m'a toujours appeler comme ça. Parfois je trouve ça mignon. Plus aujourd'hui.

- Étienne, répondis je simplement.

Elle me connaît. Elle n'a pas besoin d'un mot de plus pour comprendre. Elle sait. Elle sait tout de moi. Même ce que moi même j'ignore. C'est dire.
Silence à l'autre bout du fil. Elle comprend. Elle connaît ma douleur, et elle la partage.
Ariane ne m'a jamais rien reprocher. Ni ma drogue, ni mes clopes, ni mon alcool, ni mes remarques sarcastiques, ni mes crises d'hystéries. Rien. Elle a toujours su rester calme.

- J'arrive.
- Non, je vais bosser.
- Ok. Ce soir, 18h, au Cosmos. Bisous.

Elle raccroche, je n'ai pas le temps de protester. Le Cosmos, le bar où on se retrouve toutes les semaines. Le samedi midi, on y mange ensemble, & le mardi soir, on boit un coup entre copines. Parfois, certaines fêtes, Étienne & moi y mangions en amoureux. C'est le temps révolu. C'est fou comme une personne peut vite disparaître de nos vies. Comment la poussière peut s'installer sur les souvenirs aussi facilement.

*

Je suis à présent à mon travail. Je suis psychologue. Quelle ironie du sort, n'est ce pas?. Mélodie, ma secrétaire, attends patiemment de pouvoir me donner mon carnet de clients. Elle m'observe étrangement. J'ai les yeux explosés, je sais.

- Mélodie ? Mon premier client ? Et un café, silteplait.
- Bien madame.
- Mademoiselle, corrigeais-je, car je le serais bientôt.

Elle m'interrogea du regard, mais n'insista pas devant mon silence significateur. Je m'enfermais dans mon bureau, les larmes coulaient à nouveau. Oui, j'avais mal. Terriblement mal. Le simple fait de devoir avouer que je divorcerais surement de l'homme avec lequel j'avait escompté passer le restant de mes jours, avait suffi à réenclencher la fontaine humaine que j'étais devenue. Je me regardais rapidement dans le miroir.



Etais ce le visage d'une future morte que je voyais là ?


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Qu'en pensez vous ?
Je vous souhaite de bonnes vacances.

Amicalement . C_

# Online seit Mittwoch, 15. April, 2009 um 12:56

Chapitre 5

 Chapitre 5
Poupée , chiffon. Cadavre.

Ma journée avait été infernale. Comment écouter , comment comprendre, aider, les autres, quand on est même plus capable de s'aider sois-même. Je savait, comment faire...avant. Avant qu'on m'ote ce qu'il y a de plus précieux. L'homme de ma vie. Je le dis sans prétention.


Cosmos. 18h.


J'arrivais enfin dans le bar qui avait vu défiler tant d'années de ma vie. J'avais tellement de souvenirs avec Etienne ici. La table, là, sur la gauche, avait été lieu de notre premiere saint-valentin. Et ce tableau, au mur, à côté du billard, je l'avais offert au patron pour le remercier de tout ce qu'il avait fait pour mon mariage.
Je m'asseyais au bar, et commandait une vodka pure. J'en avait tellement besoin , bien que ce ne soit pas raisonnable du tout. Qu'est que je pouvais avoir mal ! C'était insupportable. C'était comme un poison, lent, qui s'infiltrait dans mes veines, se propageait dans mon corps, ralentissait les batements de mon coeur, comme si j'étais entrain de mourir . Peut etre était-ce le cas ? Si seulement. C'était mon unique échappatoire, mon seul espoir , à présent. Lex mort, Etienne parti, il ne me reste plus rien. Que la douleur.

Une vodka orange, silvouplaît, dit une voix à mes côtés .

Je ne me tournais pas. Je reconnaîtrai cette voix entre milles. C'était Ariane évidemment. Elle s'assit sur le tabouret à ma droite, et posa son regard sur les bouteilles alignées en décoration.

- Alors ? Demanda t-elle.
- Oui, alors ?

C'était la bonne question. Et en même temps elle ne signifiait rien, a force de signifier tout.

- Alors quoi ? Questionnais-je à mon tour.
- Tu va faire quoi ?

Rien. Voilà ce que j'aurais aimé répondre. Parce que je ne voulais rien faire. Ca ne servait à rien de bien, de toute manière. Parce que sans Etienne, je n'étais qu'une coquille vide. Morte.



Avez vous déjà eu l'envie de voir couler votre sang jusqu'à la fin ?


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Des questions ? La vie est dure en ce moment, pour vous aussi ?
Amicalement, C_*

# Online seit Sonntag, 07. Juni, 2009 um 14:04